• Coupe filles : EPIQUE à Meyrueis

    Récit sans images de Sylvie, le texte est un peu long, mais le suspense est croissant.:

    Le récit : 

     « Il était une fois, une équipe qui perd… mais qui gagne quand même !
     Vous allez comprendre pourquoi il s’agit de gagner quand même. Le récit est un peu long, mais il vaut la peine d’être écrit et d’être lu. Mercredi 18 janvier 2017 vers 18h00 l’équipe féminine de bozpafor, accompagnée de son plus grand Fan alias Denis, s’apprête à partir pour la Lozère. En effet, nous jouions à Meyrueis, un joli village que nous n’avons vu que de nuit, qui se trouvait fort loin de Bozouls. Mais que ne ferions-nous pas pour le volley-ball ? Pour le plaisir de jouer ensemble et le plaisir de toucher le ballon.
     Nous nous sommes rejointes à Laissac vers 18h30. Enfin plutôt vers 18h40 car Marine n’avait pas réussi à ouvrir le portail de son immeuble car il était gelé. Mais nous avions le retard autorisé par Bozpafor et voulions que Bruno, qui nous manquait, soit un peu avec nous. Françoise a donné les clés du minibus avec Sylvie. Cette dernière a eu l’impression qu’elle allait conduire une boeing 747. Mesdames, Monsieur attachez-vos ceintures, nous allons bientôt décoller pour Meyrueis. Cette première partie de voyage, animé par les papotages des uns et des autres s’est fort bien déroulée même si le sérieux de Sylvie au volant intrigua fort Marine qui lâcha naturellement « Han mais elle est Sééérrieuuuuse Sylvie quand elle conduit ça fait trop bizarre de la voir sérieuse. ». Sylvie expliqua à Marine que contrairement aux apparences, il lui arrivait d’être sérieuse et que la première fois qu’un tiers le constatait, ça lui faisait toujours ça. Nous arrivâmes à Aguessac sans trop de retard. Nous abordâmes la route plus étroite tranquillement. Nous traversâmes quelques villages qui paraissaient très jolis même s’il faisait noir et nous nous doutâmes que la vue sur la vallée du Tarn, soit dans le ravin qui se trouvait à droite de la route, devait être sympathique. Comme le bord de la route était encore un peu enneigé et qu’il faisait environ -9 degrés, Sylvie très bien soutenue par sa copilote Léna, a choisi une conduite prudente, tout en douceur.
     A 20 km de l’arrivée, un premier drame : Stéphanie eût envie de faire pipi. Tout le monde a fait le nécessaire la canaliser et la faire patienter 20 minutes même si elle insinuait qu’attendre serait difficile. Sylvie voyait bien qu’elle ne pouvait pas s’arrêter, et puis il faisait froid. Et puis Sylvie aussi avait envie de faire pipi à force d’entendre parler de faire pipi. C’est un peu comme bailler, c’est communicatif. L’arrivée au gymnase soulagea toutes nos souffrances, surtout le -10 extérieur ! Mais nous avons été accueillis tellement chaleureusement par Michèle qu’on en a oublié un moment les températures négatives.
     Pendant que certaines traînèrent dans le vestiaire chauffé, François commença à s’échauffer par de petits pas gracieux. Nous nous demandons si elle n’a pas été championne de claquettes dans une autre vie. Sylvie a rejoint la danse. Denis a envoyé quelques balles à Sylvie puis s’en est allé pour faire quelques photos. Léna, Mélissa, Marine et Stéphanie sont arrivées sur le terrain pour s’échauffer. Comme d’habitude, on a poursuivi par des attaques et des services. Et sur le terrain secondaire, l’équipe masculine locale s’entraînait aussi et nous ramassait les ballons perdus : merci messieurs !
     Le match a commencé. Ca piquait dehors, ça piquait sur le terrain aussi ! L’équipe féminine de Meyrueis est très forte, il faut le dire ! Des services précis, un jeu construit. Nous avons eu quelques difficulté à entrer dans le match et nous pensons que tout cela est dû à un mélange de paramètres divers et variés : le manque d’habitude de jouer ensemble, le froid, le manque d’auto-confiance de certaines (croyez en vous les filles, vous allez chercher les balles, vous ne pouvez pas tout réussir de suite, voyez le positifs !), le jeu très efficace de l’équipe d’en face, la fatigue… Du coup, les trois sets ont été rapides et secs. 25-8 pour commencer. 25-9. Puis 25-10. Sylvie avait dit « On vise le 10. On prend un petit objectif, et c’est bien. ».  Françoise avait dit «  On s’amuse. Y’a plein de choses bien, allez !! ». Ah Françoise, que ferait-on sans son mental, sa gentillesse et ses encouragements, et ses remarques toujours très justes ! On t’aime Françoise tu sais ! Tu es notre maillon fort !
     Et puis sur le banc, on avait un supporter qui n’hésitait pas à nous encourager. Et ça c’était chouette. Alors voilà, on n’a pas gagné. Le plus dur à encaisser pour certaines c’était d’avoir perdu « si sec » en ayant fait tout ce chemin. Mais c’est le lot de tout jeu, parfois on perd, parfois on gagne. Gagner c’est rare au début. Il faut prendre les matchs comme ils viennent et y prendre les bons côtés et voir ce qu’on peut améliorer la prochaine fois. Chaque chose en son temps, les progrès se sentent déjà. Sylvie trouve que tout le monde se bat sur le terrain. Elle se souvient qu’elle au début, elle ne courait pas après tous les ballons. Léna, Mélissa, Stéphanie et Marine, y vont sans trop se poser de question. Ce n’est pas toujours payant, mais ce n’est pas grave. Elles y vont, elles en veulent. Et même si au final l’action n’est pas parfaite car elle fait perdre le ballon, elles se donnent à 100%.
     Après ce match, nous avons pu jouer un quatrième set amical, perdu sec aussi, mais c’était bien pour l’entraînement.
    Et puis est arrivé « la petite collation ». Je vous parlais de chaleur humaine à notre arrivée ? Elle était toujours là, en 100 fois plus puissante. Du rire, des bons mots, à boire, à manger à profusion : saucisson, délicieux fromages locaux, chocolats, gâteaux. Sylvie est passée maître en l’art de récupération de chocolat volant, Mélissa a goûté toutes les boissons alcoolisées en présence, Denis a profité des chocolats, les autres filles ont kiffé grave les fromages. Et puis c’était l’anniversaire de « j’ai oublié son prénom ». Alors y’avait des bulles à la fin. Pour tout vous dire, l’ambiance était tellement géniale qu’on n’avait pas du tout envie de partir. Mais il le fallait. Certaines et un certain travaillaient le lendemain, Marine avait un partiel, Sylvie un dossier à rédiger. Il a fallu quitter le petit local rempli de chaleur humaine pour le froid glaçant de l’extérieur.
    Pour le retour pour être sûr de ne pas se perdre, nous avons mis le GPS, comme à l’aller d’ailleurs. Sylvie qui avait bien pris les dimensions du minibus et qui n’avait pas bu et qui avait compris comment fonctionnait ce Boeing 747, a repris le volant.
    Nous sommes reparties et ça papotait ça papotait ! La première partie de route est à peine flippante : l’essentiel est dégagé mais des cailloux tombent de la montagne sur la droite et à gauche, au bord du précipice, la neige scintille. Bon première bêtise, Sylvie ne tourne pas au bon moment lors d’un passage dans un village. Elle adore faire des marches arrière avec le minibus la nuit avec des murets derrière. Mais tout se passe bien, les passagers se mobilisent pour faire « alarme de recul ». Nous repartons.
     Nous arrivons jusqu’à un croisement avec une direction A75 et le GPS qui nous propose une autre route. Sylvie hésite et puis se dit qu’il y a peut-être deux directions qui mènent à l’A75 et que dans la nuit noire, elle n’a pas dû faire attention à l’aller à la route. Elle suit les indications du GPS et … se trompe une nouvelle fois. Fallait qu’on visite un peu la Lozère de nuit. C’est tellement beau. Petit demi-tour en sécurité, toujours avec les alarmes de recul. On repart, on prend la direction indiquée par l’ami Tom Tom et on finit par se rendre compte que, non non, nous n’étions pas passés par là à l’aller. On avait fait trop de chemin, autant continuer. On passe des petits ponts, dont un avec un joli bonhomme de neige et puis passé un village, on commence à partir sur une petite route de campagne. Demi-tour impossible. Sylvie se concentre davantage, ne baisse pas la garde. Passe une première plaque de neige gelée doucement, arrive sur une autre plaque de neige et sent qu’elle perd le contrôle du véhicule. Elle ne roulait vraiment pas vite. Aucun danger pour les passagers, mais insister aurait pu occasionner une sortie de route ou un blocage du véhicule. Elle s’arrête car elle sent qu’elle n’avance plus, que le minibus glisse latéralement, elle freine par petits à-coups calmement comme son papa lui a expliqué (toujours écouter son papa ! ). Bizarrement dans le minibus, tout est calme. Elle souffle. Une fois, deux fois pour réfléchir et aussi pour canaliser le stress. Nous n’étions pas en danger. Mais l’idée de rester bloqué là dans la cambrousse Lozérienne, de nuit et par moins 10 était ennuyeux. Françoise propose de pousser le camion. Ni une ni deux, les forces s’unissent. Sylvie sent que derrière elle, elle a une équipe de choc. Alors elle y croit. Ca patine ! On retente. Ca part. On arrive à avancer. Ca repatine. Ca repart. Le virage suivant est une vraie patinoire… et qui monte ! Sylvie préfère la pause car ça n’avance plus. Frein à main, le minibus reste immobile. Besoin d’une pause. Elle sent que ses muscles se crispent et elle a besoin de ce re-concentrer. On repart non sans difficulté, mais ça pousse derrière !!! On atteint un point moins gelé et les pneus ré-accrochent la route. Sylvie aperçoit plus loin un bout de route sans glace. Elle profite de l’élan et va jusque là, abandonnant temporairement ses coéquipières et coéquipier dont certaines, se relevaient. Apparemment, une glissade en avait entrainé une autre et encore une autre. Le soulagement est collectif. Sylvie descend du minibus, voit tout le monde arriver, frigorifié. On repart. On recroise quelque plaque, mais avec le même calme, on les passe sans besoin de pousser le véhicule.
     L’arrivée de l’A75… est un véritable bonheur. Tout le monde se remet sérieusement à papoter.
    Ce qu’il faut retenir de cette histoire c’est que, oui, nous avons perdu, rudement perdu et ça a été difficile à encaisser. Mais nous avons revu et rencontré des gens formidables ! Et surtout  dans l’adversité, nous avons été une équipe plus que soudée et avons gagné face à un verglas tenace et une température digne d’un congélateur.
     Je reprends la première personne car Sylvie c’est moi.  Si ce moment a été difficile, il a été le plus beau de la soirée. Il n’y a rien de plus formidable que d’avoir derrière soit 6 personnes qui vous font confiance et qui donnent tout pour sortir tout le monde du pétrin. Nous avons été et nous sommes une belle équipe et je crois que nous n’oublierons jamais cette expédition rafraichissante ! »
     Sylvie Hannoyer  PHOTOS du match
    « 2017 janvier coupe féminine à MeyrueisSem 49 : 2 matchs de championnat »

  • Commentaires

    2
    Fred
    Lundi 23 Janvier à 20:03

    Eh bien, ça n'a pas été de tout repos, c'est le moins qu'on puisse dire !

    Mais tout le monde est arrivé à bon port, c'est l'essentiel.

    1
    Denis
    Lundi 23 Janvier à 16:28

    Moi, je dis qu'après une défaite un peu sévère, faire et réussir un tel exercice de cohésion, c'est impressionnant : bravo les filles !



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